Projets à priorités partagées

Un modèle de collaboration interministérielle qui a fait ses preuves

L'IRDG a établi une nouvelle façon de faire de la recherche sur les questions qui préoccupent les Canadiens avec ses projets à priorités partagées. Grâce à ces projets, les scientifiques de différents ministères s'épaulent mutuellement et combinent leur savoir-faire pour s'attaquer à des enjeux qui débordent des mandats ministériels individuels.

Les deux premiers grands projets à priorités partagées (2011-2016), celui sur les espèces envahissantes et justiciables de quarantaine (EEQ) et celui sur la salubrité des aliments et de l'eau (SAE), ont débouché sur des résultats qui dépassent toutes les attentes. Le prix d'excellence de 2016 de la fonction publique pour une contribution scientifique leur a d'ailleurs été décerné, en reconnaissance du travail exceptionnel accompli. Ces projets ont montré que les ministères et les organismes fédéraux peuvent unir leurs efforts, tirer parti de leurs capacités et de leur expertise respectives en recherche, bonifier les moyens existants et bâtir de solides partenariats qui auront plus de retombées sur les Canadiens que s'ils poursuivaient leurs travaux chacun de leur côté.

Forte de cette réussite, l'IRDG a lancé deux autres projets de recherche à priorités partagées : celui sur la résistance aux antimicrobiens (RAM) et celui de biosurveillance des écosystèmes fondée sur la métagénomique (ÉcoBiomique).

Projets à priorités partagées courants

Résistance aux antimicrobiens (RAM)

Période de financement : 2016-2021
Responsable : Ed Topp, AAC
Investissement global de l'IRDG :9 074 991 $

L'apparition d'une résistance aux antibiotiques chez les bactéries qui y étaient autrefois sensibles constitue de nos jours une des menaces les plus sérieuses qui planent sur la santé au niveau mondial. Si l'on n'agit pas, d'ici à 2050, dix millions de personnes pourraient périr chaque année des suites de cette résistance. Le projet sur la résistance aux antimicrobiens recourt à la génomique pour nous aider à comprendre comment la production d'aliments favorise le développement d'une résistance importante pour la santé humaine. On examine les stratégies permettant de combattre cette résistance dans les systèmes de production alimentaires. Le projet s'inscrit dans le Plan d'action fédéral sur la résistance et le recours aux antimicrobiens au Canada. Des chercheurs de 5 ministères et organismes fédéraux participent au projet.

Pour en savoir plus, veuillez communiquer avec : Ed Topp, Ph. D.

Biosurveillance des écosystèmes fondée sur la métagénomique (ÉcoBiomique)

Période de financement : 2016-2021
Responsable : Tom Edge, ECCC et James Macklin, AAC
Investissement global de l'IRDG :9 028 664 $

Sans biodiversité, l'eau et le sol ne pourraient soutenir les multiples écosystèmes et activités économiques que l'on trouve au Canada. La génomique est la seule science à disposer des outils voulus pour caractériser cette biodiversité très complexe. Le projet ÉcoBiomique produit des outils de génomique évolués pour évaluer la biodiversité des écosystèmes et la qualité de l'eau dans les lacs et les rivières. Ces outils serviront aussi à déterminer la vitalité du sol essentielle à la productivité des systèmes agricoles et forestiers au pays ainsi qu'à étudier les mesures de restauration du sol dans les secteurs pétrolier et minier. Ainsi, on aura une meilleure compréhension de l'eau et du sol en tant que systèmes vivants. Des chercheurs de 7 ministères et organismes fédéraux participent au projet.

Pour en savoir plus, veuillez communiquer avec : Tom Edge, Ph. D.

Projets à priorités partagées antérieurs

Salubrité des aliments et de l'eau (SAE)

Période de financement : 2011-2016
Responsable :Sabah Bidawid, Ph. D.
Investissement global de l'IRDG : 7 567 727 $

Ce projet réunissait 53 scientifiques et leurs équipes de six ministères et organismes fédéraux, auxquels s'ajoutaient 148 collaborateurs. Il s'agissait du projet de collaboration en recherche le plus vaste et le plus ambitieux jamais entrepris par les laboratoires fédéraux. Son objectif était d'utiliser la génomique pour rendre l'eau et les aliments plus salubres. L'équipe du projet s'est efforcée d'atténuer les risques posés par les maladies aigües d'origine alimentaire ou hydrique qui, estime-t-on, coûtent plus de douze milliards de dollars par année au Canada. Dans cette optique, elle a mis sur pied un système fédéral intégré qui gère et stocke les données en génomique, et en autorise la consultation, pour dépister et caractériser les souches d'E. coli productrices de vérotoxines et Salmonella enteritidis dans une diversité d'échantillons d'aliments, d'eau ou de milieux environnementaux. Le projet a aussi conduit à l'élaboration de méthodes avec lesquelles on isole et dépiste plus rapidement les bactéries, soit en moins de huit heures, contre plus de cinq jours, comme c'était auparavant le cas. Ces mêmes méthodes permettent une identification plus précise de la source des agents pathogènes. Cette réalisation accroîtra remarquablement la capacité du Canada à contrôler les foyers d'épidémie.

Pour en savoir plus, veuillez lire les réussites du projet SAE ou communiquer avec Sabah Bidawid, Ph. D.

Espèces envahissantes et justiciables de quarantaine (EEQ)

Période de financement : 2011-2016
Responsable : Patrice Bouchard, Ph. D.
Investissement global de l'IRDG : 7 916 196 $

Rassemblant 29 scientifiques et leurs équipes de six ministères/organismes et plus 285 collaborateurs, ce projet a donné naissance à des méthodes plus rapides et précises pour détecter et identifier les espèces qui pourraient causer des millions de dollars en pertes économiques et dommages irréparables à l'environnement. L'équipe du projet a développé puis appliqué des protocoles novateurs d'extraction de l'ADN et a créé une vaste base de données de référence sur le code à barres génétique de milliers d'insectes et d'agents pathogènes qui ravagent les cultures, notamment en utilisant des spécimens d'anciennes collections. Une identification exacte est capitale. En effet, deux espèces se ressemblent parfois tant qu'elles confondent les plus grands experts. Chaque année, Agriculture et Agroalimentaire Canada procède à plus de 10 000 identifications et répond à plus d'un millier de demandes d'aide en ce sens. Les nouveaux protocoles d'extraction de l'ADN et la vaste base de données sur le code à barres génétique issus du projet EEQ seront d'une utilité inestimable pour le Canada, qui prendra plus de décisions fondées sur la science. Ceci sécurisera son accès au marché mondial, empêchera l'environnement de se détériorer de façon irréversible et allègera le fardeau de la réglementation pour les producteurs canadiens.

Pour en savoir plus, veuillez lire les réussites du projet EEQ ou communiquer avec Patrice Bouchard, Ph. D.

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